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Fiche Destination 2026

S’expatrier en Suisse en 2026: le guide complet

Visa, fiscalité (Loi Beckham), coût de la vie, immobilier et santé : tout ce qu’il faut savoir avant de préparer son installation en Suisse.

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Capitale

Berne

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Langue

Allemand, français, italien (+ romanche)

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Monnaie

Franc suisse (CHF)

🇪🇺

Statut

Hors UE, libre circulation avec l’UE/AELE

🕐

Fuseau horaire

UTC+1 (CET)

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Population

~8,9 millions

Pourquoi s’expatrier en Suisse ?

Voisine directe de la France, la Suisse séduit par ses salaires élevés, sa stabilité économique, sa sécurité et la qualité de ses infrastructures. Grâce à l’accord de libre circulation des personnes conclu avec l’Union européenne, les citoyens européens y bénéficient de démarches simplifiées pour travailler et résider, même si le pays n’est pas membre de l’UE. Genève, Lausanne et Zurich accueillent une importante communauté française, notamment de travailleurs frontaliers.

Le système fiscal suisse, réparti entre Confédération, cantons et communes, crée d’importantes disparités selon le lieu de résidence, offrant des marges d’optimisation légale. Pour les personnes fortunées sans activité lucrative en Suisse, le régime de l’imposition d’après la dépense (« forfait fiscal ») reste un dispositif attractif, bien qu’encadré par des seuils légaux stricts et supprimé dans plusieurs cantons (Zurich, Bâle, Schaffhouse).

Permis de séjour pour vivre en Suisse

ℹ️ À noter : la Suisse n’est pas membre de l’UE mais fait partie de l’espace Schengen. Les permis de séjour (L, B, C, G) déterminent les droits de résidence et de travail, indépendamment du statut fiscal.

🇪🇺 Citoyens de l’Union européenne / AELE

Aucun visa n’est requis pour entrer, mais un permis de séjour reste obligatoire dès lors que le séjour dépasse 90 jours : permis L (courte durée, contrat < 1 an), permis B (séjour, renouvelable), ou permis G pour les frontaliers travaillant en Suisse tout en résidant dans un pays voisin.

💼 Permis pour indépendants et créateurs d’entreprise

Les ressortissants UE/AELE peuvent s’installer comme indépendants en démontrant la viabilité économique de leur activité. Pour les non-UE, l’obtention est plus restrictive et soumise à des contingents annuels ainsi qu’à la démonstration d’un intérêt économique pour la Suisse.

💰 Forfait fiscal (rentiers, non-actifs)

Pour les étrangers sans activité lucrative en Suisse qui s’installent pour la première fois (ou après 10 ans d’absence). Imposition basée sur les dépenses de subsistance mondiales plutôt que sur le revenu réel, avec des seuils minimaux fixés par chaque canton (dispositif supprimé dans certains cantons).

Montants et conditions à titre indicatif, très variables selon le canton. Vérifiez les chiffres exacts auprès du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) ou d’un avocat spécialisé en immigration.

Fiscalité pour les expatriés : le système suisse

Vous devenez résident fiscal suisse après 30 jours de présence avec activité professionnelle, ou 90 jours sans activité. L’impôt (fédéral, cantonal, communal) suit un barème progressif dont le taux marginal varie fortement selon le canton de résidence.

Le forfait fiscal : imposition d’après la dépense

Cette page fournit des informations générales et ne remplace pas un conseil fiscal personnalisé. La fiscalité suisse varie fortement d’un canton à l’autre : consultez un avocat fiscaliste avant toute décision.

Coût de la vie en Suisse

La Suisse reste l’un des pays les plus chers d’Europe, notamment sur le logement, la restauration et les services. Genève et Zurich figurent parmi les villes les plus onéreuses au monde ; les salaires, nettement supérieurs à la moyenne européenne, compensent en grande partie cet écart.

Budget mensuel — Personne seule

3 000 – 4 200 CHF

Loyer, alimentation, transport, assurance maladie

Budget mensuel — Famille

5 500 – 7 500 CHF

Logement plus grand, école, activités

Fourchettes indicatives, très variables selon le canton et le mode de vie.

Immobilier en Suisse

L’achat immobilier par des étrangers est encadré par la Lex Koller : les non-résidents doivent généralement obtenir une autorisation cantonale, sauf pour les titulaires d’un permis C ou les résidents UE/AELE établis achetant leur résidence principale.

Le marché locatif est très tendu dans les grands centres (Genève, Zurich, Bâle), avec des loyers parmi les plus élevés d’Europe. Les cantons ruraux et régions frontalières restent plus accessibles, tant à l’achat qu’à la location.

Santé & éducation

L’assurance maladie (LAMal) est obligatoire pour tous les résidents suisses dans les 3 mois suivant l’arrivée, souscrite auprès d’assureurs privés agréés. Le système de santé est réputé pour sa qualité, mais les primes mensuelles, à la charge de l’assuré, varient fortement selon le canton et l’âge.

Pour la scolarisation des enfants, les grandes villes disposent d’un réseau d’écoles internationales (françaises, britanniques, américaines) en complément du système public suisse, réputé pour sa qualité.

Questions fréquentes

Tout savoir avant de s’expatrier en Suisse

Oui, mais uniquement dans certains cantons. Plusieurs cantons (Zurich, Bâle-Ville, Schaffhouse, Appenzell Rhodes-Extérieures) l’ont supprimé par votation populaire. Il reste en vigueur dans d’autres cantons, dont Genève, le Valais ou Vaud, avec des seuils minimaux réévalués chaque année.

Un permis L (courte durée) ou B (séjour, renouvelable) est requis dès que le séjour dépasse 90 jours, sur présentation d’un contrat de travail. Les travailleurs frontaliers résidant dans un pays voisin utilisent le permis G.

La résidence fiscale suisse s’établit après 30 jours de présence avec activité professionnelle, ou 90 jours sans activité. Les conventions bilatérales avec la France (notamment l’accord frontalier) peuvent modifier ce cadre selon votre situation.

Non, aucun visa n’est requis à l’entrée grâce à l’accord de libre circulation UE-Suisse. Un permis de séjour (L ou B) reste néanmoins obligatoire dès que le séjour dépasse 90 jours.

La Suisse est nettement plus chère que la France, en particulier à Genève et Zurich, qui figurent parmi les villes les plus onéreuses au monde. Les salaires suisses, sensiblement plus élevés, compensent en grande partie cet écart pour les résidents actifs.

C’est possible mais encadré par la Lex Koller : une autorisation cantonale est généralement requise pour les non-résidents, tandis que les titulaires d’un permis C ou les résidents UE/AELE établis peuvent acheter leur résidence principale sans restriction majeure.

Oui. L’assurance maladie de base (LAMal) est obligatoire pour tous les résidents dans les 3 mois suivant l’arrivée, à souscrire auprès d’un assureur privé agréé. Les primes varient fortement selon le canton, l’âge et le niveau de franchise choisi.

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